Les participants

Le profil des participants de la Fabrique:

Les participants ont été sélectionnés afin de constituer un groupe incarnant au mieux la diversité de la jeunesse de France. L’âge moyen des participants est de 21 ans et 6 mois. Ces 21 hommes et 19 femmes sont étudiants (62,5%), lycéens (12,5%), actifs (15%) ou en recherche d’emploi (10%). Le panel comprend 52% d’urbains, 28% de périurbains et 20% de ruraux. Il a également été demandé aux participants de se positionner sur un spectre politique en s’attribuant une note de 1 à 10, 1 étant le plus à gauche et 10 le plus à droite. Le positionnement politique moyen des participants est ainsi de 4,97.

 

Le trombinoscope :

Quelques portraits de participants:

Nadia

Un hasard, c’est ainsi que l’expérience de Nadia à la Fabrique citoyenne a débuté. « Je n’avais pas eu connaissance de l’annonce, c’est un ami de ma mère qui m’a inscrite sans que je le sache au départ », révèle l’étudiante en deuxième année de communication. Néanmoins, dynamique et volubile, elle s’est rapidement prise au jeu des travaux en ateliers pour faire émerger les propositions. « Cela peut être utile. Si nous arrivons à rencontrer les candidats à l’élection présidentielle, nous pourrons faire en sorte que la parole des jeunes soit peut-être écoutée et ce n’est pas rien. On dit qu’une personne ne peut rien changer, mais un petit groupe c’est un début », fait-elle valoir. La Fabrique citoyenne a modifié le regard sur la politique de cette férue d’actualité qui aspire à travailler dans les relations publiques : « On se rend compte que c’est difficile. Avec une proposition de base, on se rend compte de tout ce qui en découle : les moyens financiers, les manières de faire voter les choses. On était à la place d’un politicien en se demandant comment améliorer notre avenir. C’est le même type de questions auxquelles les responsables politiques sont confrontés

Iris

Souhaitant se diriger vers une carrière de diplomate, Iris reconnaissait pourtant un déficit d’information sur l’Europe, sujet qu’elle a eu l’occasion de travailler pendant la Fabrique citoyenne : « Je connaissais les institutions mais pas vraiment les liens entre elles. Dorénavant, je comprends mieux ce que l’Europe peut apporter.» A 18 ans, l’élève de Terminale ES n’a jamais eu l’occasion de voter et s’estimait peu politisée, son expérience l’amène maintenant à reconsidérer sa vision de la politique : « Je ne pensais pas que l’on pouvait faire des propositions de loi. Pour moi c’était trop dur et je pensais que les citoyens n’étaient pas en mesure de le faire. Finalement, c’était plutôt facile et je trouve que c’est important de se faire entendre. » Elle attend pour cela le 17 mars et la restitution, « j’espère que nous serons pris eu sérieux pour le travail que nous avons fait ».

Karim

Si son avenir professionnel n’est pas encore fixé, « je verrai au fur et à mesure », Karim a su se projeter dans celui de la société pour faire émerger des idées au côté des autres jeunes de la Fabrique citoyenne. « Nous allons entrer dans la vie active, il faut penser aux nouvelles générations et à dans quel état on va leur laisser la société et l’environnement. C’est pour cela que des avis extérieurs, de jeunes sont une bonne idée. » Cet apport extérieur n’est d’ailleurs pas si éloigné des avis des professionnels de la politique d’après l’étudiant en première année de droit : « Depuis la réalisation de nos propositions, j’ai remarqué que certaines de nos idées ont été évoquées par des candidats. C’est donc qu’elles ne sont pas si bêtes et que l’on a bien compris les problèmes auxquels sont confrontées la France et l’Europe.»  Karim espère que leur apport sera vraiment étudié et non écarté tout de suite parce qu’ils sont jeunes : « Qui sait, ils vont peut-être même adopter une de nos propositions ! »

Stéphanie

Cette Alsacienne est tombée dans la politique quand elle était petite. « Mon père a toujours été très actif, il faisait partie d’un syndicat et il participait à des manifestations et à d’autres mouvements pour faire changer les choses ». Changer les choses, cela semble être le leitmotiv de cette jeune maman qui travaille dans l’industrie pharmaceutique. « Aujourd’hui, avec la situation de crise économique, nous sommes tous concernés. La politique devrait être l’un des sujets de discussion d’à peu près tout le monde.» Cependant les espaces de discussion sur les projets et les idées ne sont pas légion et elle a d’autant plus apprécié son expérience à la Fabrique citoyenne : « C’est un regard différent sur le monde d’aujourd’hui. On arrive avec certaines convictions, certains points de vue mais en entendant les arguments des autres, on se rend compte que leurs positions sont justifiées et on peut être amené à changer d’avis

Sébastien

Les promesses en politique ce n’est pas vraiment pour Sébastien qui n’accorde plus d’importance aux effets d’annonces que l’on entend en période électorale. S’attachant au concret, ce salarié agricole breton a profité de la Fabrique « pour |se] tenir au courant, plus que je ne l’aurai été par les médias, on sait bien qu’ils ne disent que ce qu’ils veulent » et porte notamment un regard critique sur les priorités des candidats : « L’éducation, personne n’en parle alors qu’ils savent tous qu’il y a des choses à faire ». Il attend la restitution des propositions qui ont émergé de leurs travaux et a une petite idée sur la manière dont cela pourrait se passer : « On va exposer nos propositions et les hommes politiques vont les noter sur un petit bout de papier. Trois ou quatre jours plus tard à la télévision, ils vont ressortir celles qu’ils considèrent comme les meilleurs en disant que cela vient d’eux ! »

Alexandre

Le benjamin des participants à la Fabrique citoyenne a tout juste 16 ans. Pour Alexandre, il n’est pas encore possible de faire valoir ses opinions en glissant un bulletin dans les urnes et c’est la raison pour laquelle il a souhaité rejoindre le projet. « Comme je n’ai pas le droit de vote, j’ai trouvé intéressant de pouvoir donner mon point de vue, de m’exprimer en dehors du cadre de ma classe où l’on parle de politique entre nous ». En Première S, celui qui ambitionne de devenir enseignant chercheur en physique a apprécié la latitude dont il a bénéficié au cours de l’expérience, « très enrichissante » : « nous avions des profils différents et on venait des quatre coins de la France. Certains sont dans la vie active et ont donc du recul sur un thème comme l’école alors que moi je suis en plein dedans. Cette diversité est une force. » Fort de ce vécu, le lycéen porte un nouveau regard sur la politique, « l’image que j’en ai a changé en mieux, faire des choix c’est vraiment très difficile ».

Shirley

La politique n’avait jamais vraiment été sa tasse de thé. Si Shirley a participé à la Fabrique citoyenne c’était d’abord plus par curiosité : « je n’avais pas réellement d’opinion et je souhaitais savoir quelle était la vision des autres afin de la confronter à la mienne. Je ne me sentais pas concernée par la politique car les jeunes ne sont pas pris en compte dans les propositions. » L’étudiante en technique de commercialisation ne savait d’ailleurs pas trop à quoi s’attendre mais elle a mis à profit cette expérience pour s’enrichir des échanges avec des participants aux profils multiples venus de partout en France et cela a transformé son regard sur la chose publique. « Maintenant, j’arrive à regarder parler un politicien sans changer de chaîne de télévision ! Cela m’intéresse plus et je me sens concernée. »

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